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22 mai 2008

"si on n'avait pas si peur, on ne se sentirait jamais aussi libre quand on se lance enfin (...) (.)"


J'ai entendu cette phrase par hasard... et elle m'est apparue comme un signe. Elle collait parfaitement à l'interrogation du moment... J'ai envie, vraiment envie de le croire. J'ai envie de me dire que les choix que je pourrais prendre seront les bons... Pour cela il faudrait que je prenne une décision. Que je sois sure enfin! Que les points de suspension se transforme en un point final.

Mais souvent quand la nuit tombe, j'ai peur. J'ai toujours eu peur dans le noir...j'ai toujours eu peur... Mais J'aimerais savoir quoi faire. 

 

Ce soir, j'ai reçu un mail de ma directrice de mémoire. Je parle ici rarement de mon quotidien concret, mais le doute est trop lourd ce soir (une nouvelle fois). Cette femme censé me guider dans cet univers inconnu, n'a jamais été la depuis le début... et voila que par enchantement ( d'une vieille sorcière), elle se réveille. Elle parcoure mon travail rendu, et remet à présent tout en question. Le travail de plusieurs mois, un travail difficile, lourd, déstabilisant, parcouru pour finalement quelques lignes rouges qui remettent tout en cause.

J'y croyais à ce diplôme. J'envisageais le lendemain... travail, ou étude/ voyage et étude/ voyage puis travail... Autant de question qui n'auront peut être pas de réponse. Donc j'ai peur, ce soir. Peur d'échouer, peur de ne pas voir mon nom, peur de perdre cette infime confiance enfin acquise. J'ai du mal à dire ce que je vais faire. J'ai cette petite partie en moi qui me dit que j'aurais pu faire autre chose, mais la vérité c'est que quand je fais ce travail, je me sens vivante et utile...

Travailleur social (auprès de jeunes adolescents handicapés). Ces mots me semblent communs pour un quotidien qui tous les jours changent... J'ai aimé ces mois, et je crois qu'au fond j'avais choisi, je savais ce que je voulais. Un peu de voyage, de dépaysement pour ensuite retrouver ce quotidien. Mais ce soir je me dis que je n'aurais peut être pas ce passeport pour l'avenir...

 

J'ai détesté ce mail, ces mots, cette absence puis ce retour inattendu. Bref j'ai toujours eu peur... Mais souvent peur de l'irréel, peur dans l'imaginaire... Mais cette fois cette peur est concrète. Et je ne sais pas comment je vais réagir si mon nom n'y est pas. Si pour la première fois je ressentais cette déception, ce sentiment d'échec.

 

Si l'on avait pas si peur, on ne se sentirait pas aussi libre  quand on se lance enfin. Je dois y croire encore. D'ici un mois je devrais me lancer dans les oraux avec la certitude d'y croire encore... je devrais être libre de toutes ces craintes. 

Mais ce soir j'ai peur. Dans cette obscurité, j'ai peur.

 

 

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( ps: j'ai quelques problemes avec internet ces jours ci, mais ils sont en cours de résolution!! :) )

Commentaires

J'espère que tu y vois plus clair ce matin ...
Cette femme t'a destabilisée mais ce n'est pas elle qui décide de ton avenir, je suppose que c'est un jury qui va étudier ton dossier, il vaut mieux attendre ;)...
Oh, je n'ai pas dit que c'était facile, loin de là mais essaie de détendre.
Tes projets sont très beaux et même si tout ne pas peut se faire tout de suite, garde les pour l'avenir !

Douces bises

Ecrit par : Shopgirl | 22 mai 2008

J'aime bien aussi quand tu parles de ton "quotidien concret", ça aide à mieux te connaitre (et à assouvir ma curiosité;)). Plein de courage pour tous tes projets (à une époque je voulais travailler dans le même secteur que toi). Je connais cette peur et je croise les doigts pour toi (et tout pareil que Shopgirl, je pense que c'est un jury qui va t'évaluer et pas cette femme, non?).
Bises et aussi bon courage pour tes problèmes avec Internet, les miens viennent tout juste d'être résolus! C'est dingue comme on peut être accros à notre connexion;)

Ecrit par : Amy | 22 mai 2008

C'est toujours une période difficile et encaisser les critiques et les retours négatifs n'est jamais facile. Mais si c'est ton rêve, si tu sais que c'est ton avenir alors ça le sera. Il faut y croire. Parce que rien n'est joué tant qu'on abandonne pas.
Pour avoir connu pour la première fois de ma vie "l'échec"; je sais que c'est difficile, c'est une claque, mais loin d'arrêter, les claques déstabilisent mais te rendent plus fort aussi. Elles te construisent et mettent en relief ta volonté.
Au fond ce qui fait le plus peur c'est de vraiment se lancer... les périodes d'entre deux sont toujours pleine d'interrogations et d'angoisses mais pour ton diplôme, moi j'ai un bon pressentiment...

Bises et à très bientôt

Ecrit par : pativore | 23 mai 2008

Déjà, une prof qui remet ton travail en question en mai alors qu'elle n'a jamais été disponible avant, tu ne devrais même pas prêter attention à ce qu'elle dit.
Ou plutôt, si : trouve des arguments pour défendre ton travail, détruis une à une ses critiques. Sois sûre de toi : tu as passé du temps sur ton mémoire, tu savais où tu allais. Il n'est peut-être pas parfait ou conventionnel, mais tu as travaillé. Alors défends le, défends ton année.

Bon courage, il faut croire en toi :)

Ecrit par : Titania | 28 mai 2008

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