23 décembre 2009

Un jeudi Twilightien in Paris (edit)

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Hier, comme prévu me voila en route pour la capital des surprises. Un trentaine de minutes dans un RER vide pour cause d’heure tardive, puis quelques stations dans un métro plein de parisiens et touristes affamés, et me me voici sur l’Avenue ! L’Avenue s’auto-proclamant la plus belle avenue du monde. Une seconde de silence en pensant à cette chance d’être proche, de pouvoir respirer autant de pollution, d’être dans des transports blindé, de pouvoir me faire insulter dans plusieurs langues lorsque je décide de sortir du wagon malgré le touristes agglutiné devant les portes voulant monter… Puis ça suffit c’est que je commence aussi à avoir faim ! En outre Brother m’attend déjà (mon retard légendaire n’ayant pas capitulé devant mon engouement pour cette après midi parisienne). Brother n’est pas un grand patient, pour me faire pardonner de cette attente, dans ce climat polaire, j’offre le rudimentaire sandwich/café. Car oui, pour le brother parisien ce temps relève d’une folie. Quand le chéche ne devient plus un accessoire de mode mais un élément de lutte contre le froid, le parisien grogne. L’amadouer avec une gorgé de café d’un prix exorbitant reste donc la seule solution. Triste de ne trouver aucun coffee shop américain, nous nous rabattons sur une petite brasserie digne de la capitale. Il est maintenant l’heure de faire le point, sur ce qui va suivre. Certes je suis présence, mais ma présence doit servir à quelque chose… »mouais ». Je me sens d’un coup moins bien quand je comprends la tache. Je participerais à la rédaction de l’article, je serais l’élément comparateur entre livre et image… Le concept de trahison de l’histoire marmonne Brother… J’avale ma gorgé de café pour calmer mon angoisse. Le Brother se fait rassurant alors qu’importe.
Nous devons filer Edward…la séance nous attend d’ici 30 minutes et nous devons rencontrer l’attaché de presse.

 

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Un petit coup d’œil à l’arc de triomphe, un traversage de rue relevant d’un acte suicidaire, et nous arrivons dans un petit immeuble ou d’un coup mon jean et mes converses deviennent un peu…déplacés.
Faisons comme çi, faisons comme çi. Et puis Brother à l’air très à l’aise, lui. Une femme se présente à nous, enfin se poste devant nous, j’apprendrais par la suite qu’elle est l’attaché de presse. Le bonjour et le sourire ont du être optionnel pour cette fille spirituelle d’Eric Zémour et de Demi Moore. Passons sur cette ambiance guindée et un tout petit peu prétentieuse, Brother m’avait prévenu. Dans quelques minutes, je verrais Twilight et ça c’est so cool !

La salle s’ouvre et tout ce petit monde entre. Je tends l’oreille. Certains dissertent sur le livre, étalant à haute et intelligible voix leur théorie de métaphore autour de l’adolescence ( classique). D’autres comparent la saga à Harry Potter ( mouais, un peu facile quand même). Quant au dernier ils nous demandent quel film sera projeté (passons encore une fois).
Nous sommes à présent une vingtaine, la salle s’assombrit en partie, mon sourire revient. Je reste cependant un peu agacé par les divagations de mes voisins. Juste une petite envie de leur dire : « on se calme, tout ira bien, c’et juste l’adaptation d’un roman, il a été un phénoméne mais n’est ni le premier ni le dernier…Ce n’est qu’un roman !!! ».
Puis la salle s’éteint complètement, et avec elle le brouhaha ambiant. Nous y voila ! Le film débute, je souhaite un bon film à Brother, puis m’installe jusqu’à ne plus bouger. Twilight commence…

 

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( A suivre mon avis sur le film évitant les spoilers au plus possible).

Deux heures et dix minutes plus tard, je sortais de la salle n’affichant ni contentement ni déception.

A vrai dire j’ai encore du mal à définir si j’ai apprécié ou non. J’ai aimé la fidélité des personnages dans l’ensemble ( même si Carlisle à l'hopital m'a fair sourire). J’ai aimais le personnage d’Edward et la manière dont il est perçu. Son "pouvoir" est certes peu exploité (regrettable) mais il reste assez fidèle.

Je crois m’être trop axé sur la ressemblance entre l’écrit et l’image et par conséquent avoir perdu un peu de plaisir. Au vu de mon engouement pour le premier tome, je ne peux être objective pour définir mon ressentit face à la mise en image.

Il manque des passages que j’aurais souhaité voir. De mon point de vue, la relation Bella/ Edward s’installe trop vite. La force de caractère et la fragilité de Bella ne sont pas palpables à l’écran, ainsi que leurs hésitations, leurs craintes. Cette rapidité engendre par la suite un manque d'implication du spectateur face à leur relation. Le "tu es ma vie" de Edward n'est qu'une simple déclaration sans grand intérêt qui passe presque inaperçu.  Retranscrire à l’écran 500pages n’est pas faisable en deux heures, mais il m’a manqué la magie qui me suit lors de ma lecture. Cette relation unique, et précieuse à l’écrit n’en devient que plus banale en image. Il m'a manqué l'univers des Cullen, avec leurs histoires, qui ici se résume à des flashback vu et revus.

Je n’ai pas été complètement déçue, certaines scènes m’ont touchées, comme celle de Port Angeles. Mais l’ensemble me semble simplifié, presque commun. Les scènes clés retranscrites sont traitées avec rapidité et reposant sur de grosses ficelles ( spéciale dédicace au ventilateur^^)

Je pense que je retournerais le voir pour prendre un peu de distance et ne pas rester sur cette impression mitigée. Les critiques font déjà la liste de multiples griefs. Je ne serais pas si intransigeante, je suis attachée à l’ambiance, et aux personnages. La relation Bella/Charlie est particulièrement bien traitée.  Il y a des manques, quelques rapidités, et divers changements étonnants. J'aurais apprécié plus de nuances, de détails dans le traitements des personnages. 

 

Le film me parait inégal. Il ne reflète pas totalement l’univers du roman tel que je l’ai perçu. Néanmoins il y a des bons moments, et il ne souffre pas de longueurs.

 

J’ai évité de spoiler, et ce n’est qu’un avis personnel. Je ne regrette pas de l’avoir vu et m’empresserais tout autant d’y retourner avec plaisir une fois que je me serais un peu détachée de la lecture.